31 mai 2026

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Mauritanie : les suites judiciaires après la condamnation de mohamed ould abdel aziz

Un verdict partiellement infirmé mais des accusations lourdes maintenues

La Cour suprême mauritanienne a rendu une décision qui modifie partiellement le jugement de la Cour d’appel de Nouakchott. Elle confirme les chefs d’accusation d’enrichissement illicite et de blanchiment, tout en annulant ceux d’abus de pouvoir et de trafic d’influence. Malgré cette révision, la peine de 15 ans de prison ferme prononcée en appel reste inchangée.

Vers une grâce présidentielle ou une mobilisation sociale ?

La fin du processus judiciaire pourrait permettre l’intervention d’une mesure de clémence présidentielle. Cette issue dépendra aussi de l’implication de la société civile mauritanienne et de ses alliés internationaux, qui pourraient jouer un rôle clé dans cette affaire.

Un lien historique entre deux figures majeures

L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz et le président actuel Mohamed Cheikh Ghazouani, tous deux officiers généraux formés au Maroc, entretiennent une amitié de quatre décennies. Leur relation pourrait influencer les décisions futures concernant l’ex-chef d’État.

Le point de vue des avocats et de la société civile

Maître Lô Gourmo, avocat du collectif de défense de l’État, précise : « La Cour suprême a partiellement cassé l’arrêt de la Cour d’appel en écartant deux charges, mais elle a validé les éléments centraux du dossier, à savoir l’enrichissement illicite et le blanchiment. Ces chefs d’accusation justifient pleinement la peine de 15 ans de prison ferme. »*

Par ailleurs, Mohamed Mahmoud Tolba, représentant de Mauritanie Transparency, souligne : « Nous espérions un procès plus complet, incluant tous ceux qui ont participé à la dilapidation des biens publics. Nombreux sont les responsables impliqués, mais seul le cas d’Aziz a été retenu. »* Il voit dans ce procès une opportunité pour instaurer une nouvelle ère de gouvernance, malgré ses limites.

Les implications juridiques et politiques

L’exclusion des accusations d’abus de pouvoir et de trafic d’influence évite de renvoyer l’ancien président à des fonctions officielles. Cette décision s’appuie sur l’article 93 de la loi fondamentale, déjà écarté par le Conseil Constitutionnel.

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