Une communication publiée sur la plateforme Telegram par l’Africa Corps a confirmé le retrait des troupes russes de Kati, une ville stratégique située à une vingtaine de kilomètres de Bamako. Ce site, qui abrite le principal camp militaire malien, est devenu le cœur des décisions politiques depuis le coup d’État mené par la junte d’Assimi Goïta en 2021.

Selon Vedomosti, l’Africa Corps est « une unité paramilitaire créée par le ministère russe de la Défense pour opérer en Afrique ». Instaurée en 2023, cette structure a pour mission de remplacer les groupes militaires privés agissant sur le continent, le Groupe Wagner en tête, une milice étroitement liée au Kremlin. Après le décès d’Evgueni Prigojine, fondateur de Wagner, en août 2023, l’Africa Corps a pris le relais pour soutenir le régime malien dans sa lutte antiterroriste, notamment dans un contexte marqué par le départ des forces françaises.

Un scénario inspiré du conflit syrien

Dans ses déclarations relayées par Vedomosti, l’Africa Corps évoque des attaques récentes au Mali en les associant à une possible intervention occidentale. Moscou suggère ainsi que ces événements s’inscriraient dans une stratégie de déstabilisation similaire à celle observée en Syrie, où des acteurs étrangers auraient joué un rôle clé dans l’escalade des tensions.