Moussa ag acharatoumane : le Mali uni face aux menaces terroristes
Le Conseil national de transition malien défend la résilience du pays malgré les attaques coordonnées des groupes armés
« Le Mali reste debout face aux jihadistes », déclare Moussa Ag Acharatoumane
Questions sur la situation sécuritaire :
Le Mali peut-il se relever des attaques du 25 avril ?
Absolument. Le Mali n’a jamais cessé d’avancer malgré les assauts terroristes. Les forces de défense et de sécurité, soutenues par les partenaires russes de l’Africa Corps, ont riposté avec une détermination sans faille. Les attaques du 25 avril, bien que meurtrières et coordonnées, n’ont pas affaibli l’État malien. Au contraire, elles ont renforcé la cohésion nationale et la mobilisation de l’armée, dont le moral reste excellent. Le général Assimi Goïta continue d’incarner cette résilience, guidant le pays avec fermeté.
L’alliance entre le Jnim et le FLA est-elle une menace durable ?
Cette alliance est une erreur stratégique majeure. Le Jnim, lié à al-Qaïda, et le FLA, bien que se présentant comme des indépendantistes, partagent désormais une dynamique destructive. Leur collaboration rappelle les erreurs de 2012, lorsque des groupes similaires avaient plongé le Nord du Mali dans le chaos. Aujourd’hui, comme hier, al-Qaïda instrumentalise ses alliés pour semer la terreur. Les Maliens, y compris au sein des groupes alliés comme le MSA ou le Gatia, refusent cette voie. Nous combattons ensemble pour la paix et la stabilité.
Kidal et Tessalit sous contrôle jihadiste : faut-il s’attendre à une contre-offensive ?
Les forces maliennes et leurs partenaires russes sont en pleine réorganisation. Leur présence autour de Kidal et Anéfis est stratégique. Leur objectif est clair : ne céder aucun centimètre de territoire aux organisations terroristes. Le général El Hadj Ag Gamou, gouverneur de Kidal, supervise la situation avec professionnalisme. Les opérations militaires se poursuivent avec rigueur, et la détermination reste intacte.
La situation à Ménaka après les offensives de l’État islamique : des progrès ?
À Ménaka, la vie a repris son cours. L’administration fonctionne, les patrouilles sécuritaires sont régulières, et la population peut vaquer à ses occupations. Cependant, la vigilance est de mise. L’État islamique, bien que repoussé fin avril, reste une menace sérieuse. La guerre contre le terrorisme continue, et le pays doit rester sur ses gardes.
Dialoguer avec le Jnim et le FLA : une option envisageable ?
Dialoguer avec des groupes dont l’objectif est la destruction du Mali n’est pas une solution. L’État malien a le devoir de protéger sa population et son intégrité territoriale. Si certains acteurs reviennent à la raison, une réintégration est possible. Mais sous leur forme actuelle, aucune négociation n’est envisageable. Leur projet satanique doit être combattu sans relâche.