10 juin 2026

Africa Solidaire

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Oif : la France joue-t-elle un double jeu dans l’élection du secrétaire général ?

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’apprête à élire son prochain secrétaire général les 15 et 16 novembre 2026, à Phnom Penh, au Cambodge. Le mandat, d’une durée de quatre ans, suscite déjà de vives tensions diplomatiques.

Une candidature surprise venue de Roumanie

Selon des informations concordantes, la France, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, préparerait discrètement la candidature de l’ancien Premier ministre roumain, Dacian Julien Ciolos, pour succéder à Louise Mushikiwabo, la secrétaire générale sortante, de nationalité rwandaise. Cette manœuvre intervient alors que Paris affiche publiquement son soutien à la candidate de la République démocratique du Congo (RDC), Juliana Amato Lumumba, ancienne ministre de la Culture et des Arts.

La RDC, premier pays francophone, marginalisée ?

La RDC, avec ses près de 100 millions de locuteurs francophones, ses universités et ses médias rayonnants, se considère comme le cœur battant de la Francophonie. Pourtant, la France semblerait vouloir écarter sa candidature au profit d’un candidat européen, créant un profond malaise. Certaines sources évoquent un embarras français face à la rivalité entre la Rwandaise Mushikiwabo, qui achève deux mandats, et la Congolaise Lumumba. Pour sortir de cette impasse, Paris miserait sur un troisième homme.

« Comment la France peut-elle mettre en balance la candidature de la RDC avec celle du Rwanda, un pays qui a pris ses distances avec la langue française et qui a déjà bénéficié de deux mandats ? », s’interroge un observateur. La RDC, en toute logique, ne pouvait être comparée au Rwanda sur ce dossier.

Un enjeu stratégique pour l’équilibre diplomatique

La direction de l’OIF, qui regroupe 90 États membres, n’est pas une simple fonction protocolaire. Celui ou celle qui la dirige exerce une influence subtile mais réelle sur l’équilibre diplomatique entre les pays francophones d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. Il faut donc une personnalité expérimentée, rassembleuse et motivée. Juliana Amato Lumumba, selon ses partisans, remplit ces critères.

Des conséquences possibles pour les relations franco-congolaises

Si la candidate de la RDC n’est pas élue en raison de ce qu’ils perçoivent comme une duplicité française, Kinshasa pourrait être amené à prendre des décisions fortes. « En tant que premier pays francophone du monde, la RDC est en droit d’attendre un traitement bienveillant de la part de la France », souligne un analyste. L’heure est à la vigilance et aux conclusions qui s’imposent.

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