10 août 2026

Africa Solidaire

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Ousmane sonko dénonce la résurgence du système ancien au Sénégal

ousmane sonko dénonce la résurgence du système ancien au Sénégal

ousmane sonko dénonce la résurgence du système ancien au Sénégal

Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise a livré un diagnostic sans concession lors d’un rassemblement à Dahra Djoloff. Il y a pointé du doigt ce qu’il qualifie de retour en arrière au sommet de l’État.

Un projet d’alternance trahi par ses propres acteurs

Lors d’un meeting mobilisateur à Dahra Djoloff, Ousmane Sonko a ébranlé son auditoire en dénonçant une reconstitution des pratiques anciennes au cœur même du pouvoir. Le leader de Pastef a exprimé son amertume face à la dérive de certains proches, autrefois engagés à ses côtés, qui auraient selon lui trahi les idéaux portés par le projet politique initial. « Personne dans nos rangs n’aurait pu imaginer que, parvenu au sommet de l’État, des compagnons de route puissent se détourner de leurs promesses envers le peuple sénégalais », a-t-il lancé.

Des valeurs bafouées : transparence et bonne gouvernance en question

Ousmane Sonko a rappelé avec force les principes fondateurs du projet politique qui devait incarner une rupture avec les méthodes du passé. « Ce n’est pas une question de personnes, mais de respect des engagements pris : transparence, bonne gouvernance, reddition des comptes, justice impartiale et renégociation des ressources nationales », a-t-il martelé. Ces idéaux, selon lui, semblent aujourd’hui relégués au second plan.

Un pouvoir en quête de légitimité populaire

Le président de l’Assemblée nationale a formulé une critique acerbe contre la concentration des pouvoirs institutionnels entre les mains d’un parti sans assise électorale solide. « Aujourd’hui, le pouvoir dispose des institutions, mais en démocratie, seul le peuple est souverain. Un État qui s’appuie davantage sur l’appareil administratif que sur l’adhésion populaire est un État fragile », a-t-il averti. Cette analyse suggère que l’exécutif chercherait à compenser ce manque de légitimité par un contrôle accru des structures étatiques.

La justice dans le viseur : une manœuvre de capture en cours ?

Ousmane Sonko a également pointé du doigt des tentatives de mainmise sur les plus hautes juridictions. Selon ses déclarations, des mouvements seraient en train d’être orchestrés pour placer la Cour suprême et le Conseil constitutionnel sous influence. « Ces manœuvres illustrent concrètement la réorganisation du système au Palais, six ans après l’alternance tant promise », a-t-il dénoncé. Une accusation qui, si elle se vérifiait, confirmerait selon lui la résurgence des réflexes autoritaires combattus depuis des années.

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