22 mai 2026

Africa Solidaire

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Ousmane sonko dénonce le gaspillage et l’impunité au Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a marqué de son empreinte un Conseil interministériel tenu au Sénégal le 21 mai dernier. Lors de cette réunion, il a livré une charge virulente contre la gestion des affaires publiques par l’ancien régime, évoquant des cas de prévarication et de gabegie financière qui, selon lui, dépassent l’entendement.

Ousmane Sonko en pleine intervention lors d'un Conseil interministériel au Sénégal

Un audit présenté à l’occasion a révélé que 245 infrastructures et actifs stratégiques, représentant un investissement global de plus de 5 000 milliards de FCFA, sont aujourd’hui soit bloqués, soit inachevés, soit sous-exploités. « Certains estiment même que ce montant équivaut à notre dette publique », a souligné Sonko, qualifiant cette situation de « gaspillage pur et simple ». Parmi les exemples les plus frappants, le chef du gouvernement a pointé du doigt le lycée de Sandiara, dont le chantier, entamé en 2014, n’a toujours pas abouti. « Douze années pour construire un lycée, c’est une aberration », a-t-il tonné.

La situation des chantiers en cours est tout aussi alarmante : sur les 94 projets en cours, 62 sont à l’arrêt, représentant un coût de plus de 5 227 milliards de FCFA. Ces chiffres illustrent une gestion peu rigoureuse des deniers publics, selon le Premier ministre.

une justice sous influence ?

Ousmane Sonko n’a pas épargné non plus le système judiciaire, qu’il accuse de protéger les acteurs de l’ancien régime impliqués dans des affaires de détournement de fonds publics. « Parfois, j’ai des doutes. Je me demande si ça vaut vraiment la peine de continuer », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Dans ce pays, on peut tout se permettre et être bien protégé. Le système reste intact. »

Le Premier ministre a également évoqué l’hypothèse de « sabotages judiciaires » impliquant certains magistrats, affirmant que « les dossiers n’appartiennent pas aux magistrats, mais au peuple ». Il a menacé de « hausser le ton » dans les semaines à venir pour faire avancer la reddition des comptes, insistant sur la nécessité de rendre des comptes à la nation.

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