22 mai 2026

Africa Solidaire

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Ousmane Sonko exige plus de transparence sur les fonds politiques au Sénégal

Le Premier ministre Sonko veut un contrôle strict des fonds politiques

Au cours d’une prise de parole remarquée, le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé sa détermination à instaurer un cadre plus rigoureux pour la gestion des fonds politiques au Sénégal. Cette position s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la campagne électorale, où la transparence des finances publiques avait été érigée en priorité nationale.

Intervenant devant les députés, il a souligné les divergences existantes avec le président Bassirou Diomaye Faye sur la méthode à adopter pour encadrer ces ressources. « Dès 2019, notre formation politique a porté ce débat. Personne ne nous a forcés : nous avons choisi la voie de la transparence totale pour tous les fonds publics », a-t-il déclaré avec conviction.

Une réforme inspirée des démocraties avancées

Contrairement à certaines interprétations, Ousmane Sonko a précisé que l’objectif n’est pas d’éliminer ces fonds, mais de les soumettre à un système de contrôle renforcé, similaire à celui en vigueur dans des pays comme la France. « Nous ne prônons pas leur suppression, mais leur gestion doit être aussi transparente que possible. Les citoyens sénégalais méritent une reddition des comptes irréprochable », a-t-il expliqué.

Il a également révélé que la Primature dispose actuellement d’un budget de « 1 milliard 770 millions de fonds politiques », tout en insistant sur le fait que cette discussion dépasse le cadre personnel. « Ce débat est national et ne vise personne en particulier. Les Sénégalais attendent simplement que ces ressources ne soient pas détournées à des fins politiciennes ou personnelles », a-t-il martelé.

Transparence et redevabilité : les piliers de la gouvernance

Le chef du gouvernement a réaffirmé son attachement à la redevabilité dans la gestion des deniers publics. « Aucun centime du contribuable ne doit échapper au contrôle. Chaque franc doit être justifié et utilisé à bon escient », a-t-il insisté, appelant à une gouvernance fondée sur la rigueur et l’honnêteté.

Il a également évoqué le processus législatif en cours, mentionnant une possible initiative gouvernementale si les discussions avec les acteurs politiques ne aboutissent pas rapidement. « Nous étudions actuellement la meilleure approche pour soumettre un texte au Conseil des ministres dans les meilleurs délais », a-t-il annoncé.

Cette déclaration intervient après une intervention du président Bassirou Diomaye Faye, qui avait défendu le maintien des fonds politiques tout en reconnaissant les enjeux de transparence liés à leur gestion. Les deux figures de l’exécutif semblent donc alignées sur l’objectif final, mais divergent sur les modalités pour y parvenir.

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