13 juin 2026

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Ousmane sonko : le fdr exige l’invalidation de son siège à l’assemblée nationale

ousmane sonko : le fdr exige l’invalidation de son siège à l’assemblée nationale

Le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) monte au créneau contre la présence d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué publié récemment, la coalition dénonce avec fermeté ce qu’elle considère comme une violation des textes fondateurs du pays et appelle à l’annulation immédiate de son mandat de député.

une contestation juridique et politique

La coalition dirigée par le FDR, qui regroupe des partis politiques, mouvements citoyens et acteurs de la société civile, dénonce une « tentative de coup d’État parlementaire » orchestrée selon elle par le parti Pastef. Elle rappelle avoir coordonné, avec 147 autres entités, une déclaration commune le 24 mai pour alerter sur cette situation jugée inacceptable.

Le FDR met en lumière une divergence d’interprétation concernant les dispositions du Code électoral et de la Constitution relatives au mandat parlementaire des membres du gouvernement. Selon la coalition, l’article LO172 du Code électoral stipule qu’un ministre élu député doit démissionner de ses fonctions gouvernementales sous huit jours pour conserver son siège. Or, Ousmane Sonko n’aurait pas respecté ce délai, ce qui invaliderait automatiquement son mandat.

une réforme controversée du règlement intérieur

Le cœur du débat porte sur une modification récente du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, invoquée pour justifier le retour de Ousmane Sonko à l’hémicycle. Le FDR conteste farouchement cette manœuvre, affirmant qu’une simple réforme interne ne peut se substituer à une loi organique. Pour la coalition, seule une loi peut légalement encadrer les conditions de retour d’un membre du gouvernement à l’Assemblée nationale. Elle qualifie cette réforme d’illégale et de contraire à l’esprit des institutions républicaines.

Le FDR exige donc l’annulation de l’acte ayant permis à Ousmane Sonko de siéger à nouveau, le qualifiant de « député illégitime ». La coalition appelle les institutions compétentes à tirer les conséquences juridiques de cette situation et à rétablir la légalité constitutionnelle.

un appel à l’unité nationale face à la crise institutionnelle

Le FDR rejette avec véhémence les accusations portées par le leader de Pastef, qui établit un lien entre la saisine du Conseil constitutionnel par l’opposition et une prétendue manœuvre présidentielle visant à l’écarter de la vie politique. Pour la coalition, l’enjeu dépasse les clivages partisans : il s’agit de préserver les fondements mêmes de la démocratie et de la République.

Elle appelle l’ensemble des forces vives du pays à se mobiliser pour élaborer un plan d’action commun visant à empêcher, selon elle, une violation systématique des lois et des institutions. Le FDR insiste sur l’urgence de cette mobilisation, dans un contexte où le Conseil constitutionnel doit bientôt trancher sur la conformité des dispositions contestées.

La décision de la haute juridiction, très attendue, pourrait redéfinir les rapports entre le gouvernement et l’Assemblée nationale et apaiser, ou au contraire envenimer, les tensions politiques actuelles.

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