Ousmane Sonko resserre l’étau sur les voyages des hauts fonctionnaires
Ousmane Sonko resserre l’étau sur les voyages des hauts fonctionnaires
Le chef du gouvernement durcit le ton : plus de liberté pour les déplacements officiels des directeurs généraux et ministres. Ousmane Sonko, Premier ministre, impose désormais un contrôle strict sur les voyages à l’étranger des responsables publics, afin de limiter les dérives et d’optimiser les ressources de l’État.
Un contrôle renforcé sur les missions administratives
Ousmane Sonko a pris une décision claire : les ministres ne pourront plus partir à l’étranger sans une validation expresse. Quant aux directeurs généraux, bien que moins encadrés jusqu’à présent, leur situation évolue. Le Premier ministre a révélé avoir découvert des abus lors d’un audit récent. Certains responsables étatiques ont passé près d’un tiers de leur temps hors du pays ces derniers mois.
« J’ai demandé un rapport sur les trois derniers mois. La surprise a été de taille : certains directeurs généraux ont séjourné à l’étranger pendant 30, 20, voire 15 jours consécutifs », a-t-il expliqué lors d’une réunion officielle. Ces chiffres, jugés excessifs, ont déclenché une refonte du système de validation des missions à l’étranger.
Une réforme en marche pour plus de transparence
Ousmane Sonko a annoncé une transformation profonde du dispositif actuel. Désormais, tous les voyages des directeurs généraux devront obtenir son aval préalable. Cette mesure s’ajoute à celle déjà en vigueur pour les ministres. L’objectif ? Mettre fin aux dérives et garantir une gestion plus rigoureuse des deniers publics.
« Ce système sera corrigé. À l’avenir, chaque demande de déplacement des directeurs généraux devra transiter par mon bureau », a-t-il précisé. Cette annonce marque une nouvelle étape dans la volonté du Premier ministre de restaurer la confiance dans l’administration et de lutter contre le gaspillage des ressources.