5 mai 2026

Paludisme au Burkina Faso : recul marqué des cas et décès en 2025, objectif 2030

paludisme au Burkina Faso : un recul historique des cas et décès en 2025

Le Burkina Faso enregistre une avancée majeure dans sa lutte contre le paludisme, une maladie endémique dans le pays. L’année 2025 marque un tournant avec une baisse significative des cas et des décès liés à cette pathologie. Ces résultats encourageants s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à éliminer le paludisme d’ici 2030.

des chiffres records en 2025

Les données officielles révèlent une diminution de 32 % des cas de paludisme par rapport à 2024, passant de 10 805 000 à 7 329 000 cas. Chez les enfants de moins de 5 ans, particulièrement vulnérables, la baisse atteint 38 %, avec plus de 1 900 000 cas évités.

Du côté des décès, la tendance est tout aussi spectaculaire : 48 % de réduction, soit 1 900 morts en 2025 contre 3 523 en 2024. Pour les enfants de moins de 5 ans, la mortalité a chuté de 893 décès, confirmant l’efficacité des mesures de prévention et de soins mises en place.

une stratégie multisectorielle pour éradiquer la maladie

Le ministre de la Santé du Burkina Faso, Dr Lucien Jean-Claude Kargougou, a souligné l’importance d’une approche coordonnée pour atteindre l’objectif d’élimination du paludisme. « Cette victoire n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une vision politique forte, portée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré », a-t-il déclaré.

Parmi les mesures clés mises en avant :

  • Renforcement de l’assainissement des environnements pour limiter la prolifération des moustiques ;
  • Vaccination systématique contre le paludisme, généralisée depuis août 2025 dans les 70 districts sanitaires du pays ;
  • Distribution massive de moustiquaires imprégnées d’insecticides longue durée : près de 15 millions ont été distribuées, avec un taux d’utilisation visé de 80 % ;
  • Communication ciblée pour promouvoir les comportements préventifs (dormir sous moustiquaire, consulter en cas de fièvre, vacciner les enfants) ;
  • Engagement communautaire et mobilisation des leaders locaux pour une appropriation collective.

Le ministre a également insisté sur l’efficacité des moustiquaires bi-imprégnées, plus performantes contre la résistance aux insecticides que les modèles précédents.

une mobilisation sans précédent sur le terrain

Pour assurer une couverture équitable, plus de 33 000 bénévoles communautaires et 7 000 agents de santé se sont déployés dans l’ensemble du territoire, y compris les zones à défis sécuritaires. Leur action a permis de renforcer l’adhésion des populations aux mesures de prévention.

Dr Kargougou a salué cette mobilisation collective : « Ces résultats prouvent que la lutte contre le paludisme repose avant tout sur des changements de comportements et une implication active de tous les acteurs ».

Le Comité national multisectoriel de lutte contre le paludisme (CONAMEP) a joué un rôle central dans la coordination de ces efforts, démontrant qu’une approche intégrée est indispensable pour venir à bout de la maladie.

un appel à la poursuite des efforts

Malgré ces avancées, le ministre a appelé à maintenir la dynamique pour atteindre l’élimination du paludisme d’ici 2030. Il a lancé un appel à tous les acteurs : collectivités locales, société civile, partenaires techniques et financiers, médias et populations. « Ensemble, nous avons prouvé qu’il est possible de réduire significativement le paludisme. Ensemble, nous le vaincrons », a-t-il conclu.

Dr Lucien Jean-Claude Kargougou, ministre de la santé du Burkina Faso

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