Piquenique troisième usine eau potable Niamey : les acteurs sur le terrain
une mission décisive pour sécuriser l’eau potable à Niamey
Une délégation de haut niveau, menée par Zibo Zakara, coordonnateur national du Projet Plateforme Intégrée pour la Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN), Mohamed Nanzoul, chargé de projet pour la Banque mondiale, et les équipes de la Société de Patrimoine des Eaux du Niger (SPEN), s’est rendue sur les différents sites en construction pour la troisième usine de traitement et de production d’eau potable à Niamey. Cette visite, qui s’est tenue début juin, a permis de faire un point précis sur l’avancement des travaux, notamment sur le site de prise d’eau, l’usine et les réservoirs prévus.
des infrastructures stratégiques pour le schémadirecteur hydraulique
Rappelons que la SPEN a adopté en 2017 un schéma directeur d’hydraulique urbaine et semi-urbaine visant à moderniser les infrastructures hydrauliques du pays. Parmi les projets phares de ce plan figure la construction de la troisième usine de traitement d’eau potable de Niamey. Avec une capacité finale de 250 000 m³ par jour, cette usine sera construite en trois phases : une première tranche de 100 000 m³/jour, suivie de deux autres de 75 000 m³/jour chacune. L’objectif ? Renforcer l’accès à l’eau potable dans les zones urbaines et périphériques de la capitale nigérienne.
Le PISEN assure la coordination technique du projet, tandis que la Banque mondiale apporte un soutien financier et technique. De son côté, la SPEN agit en tant que maître d’ouvrage, garantissant la bonne exécution des travaux.

des réservoirs pour alimenter les quartiers périphériques
Les techniciens présents sur le site de prise d’eau ont détaillé le processus : l’eau brute sera acheminée vers une usine en construction sur le plateau. Depuis ce point, elle sera transférée vers deux réservoirs d’une capacité unitaire de 2 500 m³, situés sur le plateau de Yawari. Ces réservoirs joueront un rôle clé dans la distribution de l’eau vers les zones en croissance de Niamey, garantissant un approvisionnement plus stable et plus large.
un projet structurant pour l’avenir de Niamey
Zibo Zakara, coordonnateur national du PISEN, a révélé que la première phase du projet, soit 100 000 m³/jour, permettra de sécuriser l’alimentation en eau de Niamey jusqu’en 2035. Il a également précisé que le projet se compose de dix lots distincts, incluant des extensions futures pour renforcer la capacité de traitement. Malgré des retards initiaux, les travaux connaissent désormais une accélération notable, notamment sur les lots 6 et 7, où les excavations battent leur plein. Les entreprises locales recrutent activement, avec une forte implication de la main-d’œuvre nationale, ce qui stimule l’économie locale.
« Les travaux ont vraiment pris de l’envol », a-t-il souligné, mettant en avant l’engagement des équipes et des sous-traitants sur le terrain.
la banque mondiale salue les progrès
Mohamed Nanzoul, représentant de la Banque mondiale, a salué l’avancement des travaux, qualifiant leur progression d’appréciable. Il a réaffirmé l’engagement de l’institution à soutenir le Niger dans ses efforts pour améliorer le bien-être des populations à travers des infrastructures hydrauliques durables.
un impact majeur sur la population
Haladou Laouali Amani, chef du projet de construction, a partagé son enthousiasme quant aux retombées attendues : « À ce stade, toutes les étapes préliminaires sont finalisées : mobilisation des équipes, installation du chantier, collectes de données, études topographiques et géotechniques. Ce projet changera la donne pour les habitants de Niamey. » Il a précisé que la troisième usine permettra la réalisation d’environ 45 000 branchements sociaux, offrant ainsi un accès à l’eau potable à des milliers de foyers.
Avec des infrastructures modernes et une capacité accrue, cette usine s’inscrit comme l’un des plus importants projets jamais réalisés au Niger pour renforcer l’accès à une ressource vitale.