14 juin 2026

Africa Solidaire

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Réponse du ministre Moussa Bala Fofana aux critiques d’Ousmane Sonko

Réponse du ministre Moussa Bala Fofana aux critiques d’Ousmane Sonko : un engagement au service du Sénégal

le ministre Moussa Bala Fofana répond aux critiques d'Ousmane Sonko

Dans un contexte politique marqué par des tensions internes au PASTEF, le ministre Moussa Bala Fofana a tenu à clarifier sa position face aux critiques formulées par Ousmane Sonko. Il réaffirme avec force sa loyauté envers le président Bassirou Diomaye Faye et met en avant la nécessité de préserver la continuité de l’État.

L’intervention du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires intervient alors que des débats agitent la famille politique PASTEF. Les critiques d’Ousmane Sonko, président du parti, visaient certains membres du gouvernement, dont Moussa Bala Fofana, accusés de s’écarter des orientations du mouvement. Le ministre, reconduit pour la troisième fois, a choisi de s’exprimer publiquement pour dissiper toute ambiguïté.

Dans un communiqué, Moussa Bala Fofana a d’abord tenu à rappeler l’importance de la stabilité institutionnelle. Il a exprimé sa profonde gratitude envers le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, dont il a salué la confiance renouvelée. Bien qu’il n’ait pas connu personnellement le président avant son accession au pouvoir, il a souligné la qualité du travail collectif axé sur la mise en œuvre des politiques publiques. Il a également évoqué sa collaboration passée avec Ousmane Sonko, qu’il décrit comme une figure majeure du projet politique initial, tout en précisant que les liens, tant personnels que politiques, restent solides malgré les divergences actuelles.

Face aux déclarations d’Ousmane Sonko datées du 2 juin 2026, Moussa Bala Fofana a rejeté toute interprétation suggérant une rupture ou un manque de loyauté envers le parti. Il a affirmé avec clarté : « j’ai agi en toute liberté et en mon nom propre ». Le ministre a précisé que son maintien au gouvernement n’était motivé ni par des ambitions personnelles ni par une volonté de défi, mais par une conviction profonde de ses devoirs envers la nation. Aucune pression politique n’a influencé sa décision, a-t-il martelé.

Moussa Bala Fofana a ensuite développé une réflexion sur l’équilibre entre discipline partisane et responsabilité nationale. Il a expliqué avoir privilégié la continuité des engagements pris devant les citoyens lors de la campagne de 2024. Pour lui, il s’agissait d’un choix dicté par la conscience et le devoir : « entre les impératifs partisans et mon devoir envers le pays, j’ai choisi de poursuivre la mission qui m’a été confiée ». Cette posture, selon lui, s’inscrit dans une logique de service public où l’intérêt général prime sur les considérations politiques immédiates.

Le ministre a également assumé pleinement les conséquences de son positionnement. Reconnaissant que sa décision pouvait susciter des tensions au sein de son ancien parti, il a affirmé avoir anticipé les critiques et les incompréhensions. Il a rejeté toute recherche de popularité au profit d’une vision plus large des responsabilités administratives et de l’exécution des politiques publiques, qu’il juge prioritaires dans le contexte actuel. Pour conclure, Moussa Bala Fofana a rappelé que les enjeux nationaux transcendent les clivages partisans. Il a lancé un message fort : « le Sénégal est bien plus grand que chacun de nous », réaffirmant une loyauté indéfectible envers sa conscience et le service public.

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