12 mai 2026

Situation alarmante des droits lgbtq au Sénégal : une répression croissante

une chasse à l’homme orchestrée par les autorités

au Sénégal, la communauté lgbtq+ vit sous la menace permanente d’une répression brutale. depuis plusieurs semaines, plus d’une centaine d’arrestations ont été recensées à Dakar et dans d’autres régions du pays. ces interpellations s’accompagnent parfois de violences extrêmes : lynchages par la foule et passages à tabac sont devenus monnaie courante, comme en témoigne le cas d’un homme battu à mort pour son orientation sexuelle supposée.

un ingénieur français vivant à Dakar a été arrêté mi-février à son domicile. malgré son statut d’étranger, il risque jusqu’à dix ans de prison pour des actes qualifiés de « contre nature » par la nouvelle législation sénégalaise.

les méthodes utilisées par les forces de l’ordre laissent peu de place à l’équivoque : « ils ont frappé à la porte, il a ouvert, et ils l’ont interpellé sur-le-champ. c’est une véritable rafle », raconte un proche sous le couvert de l’anonymat.


une loi ultra-répressive adoptée à l’unanimité

le gouvernement sénégalais vient de durcir considérablement la législation contre l’homosexualité. jusqu’à présent, les actes homosexuels étaient réprimés par une loi de 1966, peu appliquée en pratique. désormais, les peines encourues s’échelonnent entre cinq et dix ans de prison ferme.

cette loi, soutenue par tous les députés, a été votée à l’unanimité : 135 voix pour, aucune contre. certains élus, loin de se contenter de cette mesure, réclament même des sanctions plus sévères encore.

certains responsables politiques n’hésitent pas à qualifier les valeurs lgbtq+ de « poison culturel » et à menacer publiquement les personnes concernées : « les homosexuels ne respireront plus dans ce pays », déclarent-ils sans détour.

une société profondément divisée

le Sénégal, pays à plus de 95% musulman, a toujours été marqué par un rejet massif de l’homosexualité. cette nouvelle loi reflète une radicalisation croissante de la société, alimentée par des discours extrémistes. « on leur a fait croire que haïr un homosexuel est un acte de piété, que le tuer leur ouvre les portes du paradis », explique un homme gay vivant dans la clandestinité.

face à cette hostilité généralisée, beaucoup préfèrent se cacher ou se rendre aux autorités plutôt que de risquer un lynchage. « à tout moment, tu crains qu’on vienne t’arrêter. tu ne peux plus vivre normalement. avoir peur en permanence, ce n’est plus une vie », confie un homosexuel sous le pseudonyme.


un impact dévastateur sur la santé publique

la situation n’affecte pas seulement les droits humains : elle met aussi en péril la lutte contre le sida. de nombreux homosexuels séropositifs n’osent plus se rendre dans les centres de soins de peur d’être dénoncés et arrêtés.

le docteur safiathou thiam, secrétaire exécutive du conseil national de lutte contre le sida au Sénégal, tire la sonnette d’alarme : « soigner une personne séropositive, qu’elle soit homosexuelle ou non, est notre devoir. mais avec cette loi, les soignants eux-mêmes sont menacés. comment pouvons-nous continuer à travailler dans ces conditions ? »

elle espère que la raison finira par l’emporter, mais les perspectives sont sombres. « nous devons continuer à protéger ces personnes, malgré tout », ajoute-t-elle, visiblement inquiète.


que faire face à cette situation ?

  • soutenir les associations locales : plusieurs organisations défendent les droits des personnes lgbtq+ au Sénégal, malgré les risques encourus. leurs actions sont vitales pour offrir une assistance juridique et médicale.
  • boycotter les produits et services soutenus par le régime : certains appellent à une pression économique pour faire entendre la voix de la communauté internationale.
  • relayer l’information : partager des articles et témoignages comme celui-ci peut contribuer à sensibiliser et à mobiliser l’opinion publique.
  • faire pression sur les autorités sénégalaises : des pétitions et des actions diplomatiques pourraient contribuer à faire évoluer la situation.

le Sénégal est à un tournant. la communauté internationale doit réagir avant que cette répression ne s’aggrave encore.