Tchad : coup de filet contre un trafic de viande contaminée à N’Djamena
Tchad : coup de filet contre un trafic de viande contaminée à N’Djamena
Une opération musclée a permis de démanteler à N’Djamena un réseau clandestin d’abattage d’animaux malades. Plus de cent bœufs et quarante moutons, tous atteints de pathologies graves, ont été saisis dans une concession du quartier Machaga, dans le 8ème arrondissement. Ces bêtes, destinées à alimenter le marché local sous couvert de dons pour la fête de Tabaski, avaient été achetées par une organisation non gouvernementale dont l’identité n’a pas été révélée.
Une intervention rapide pour éviter une crise sanitaire
Cette saisie fait suite à une mission de contrôle renforcée menée conjointement par le ministère de l’Élevage, la Coordination de la police sanitaire et les forces de sécurité. L’objectif ? Éviter qu’une viande impropre à la consommation ne se retrouve dans les assiettes des ménages tchadiens à l’approche de Tabaski.
Le secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la Production animale, le Dr Ousmane Yosko Souhoumi, s’est rendu sur place dès le lendemain de l’opération. « Ces pratiques mettent en danger la santé publique et sapent les efforts de notre secteur », a-t-il dénoncé. Plusieurs mesures immédiates ont été prises :
- Les animaux déjà décédés seront éliminés par incinération pour éviter toute contamination résiduelle ;
- Les bêtes encore en vie feront l’objet de soins vétérinaires intensifs afin de les sauver si possible ;
- Une surveillance accrue des circuits de distribution sera mise en place dans les jours à venir.
Lutter contre l’abattage clandestin : une priorité sanitaire
Ce réseau démantelé illustre les dangers persistants de l’abattage illégal au Tchad. Les autorités appellent les citoyens à signaler toute activité suspecte liée à la vente ou à la distribution de viande non contrôlée. La santé des consommateurs reste la priorité absolue, insiste le Dr Souhoumi.
Cette affaire rappelle l’importance de la rigueur dans le contrôle des filières animales, surtout en période de fêtes religieuses où la demande en viande explose. Les Tchadiens sont invités à privilégier les circuits officiels pour garantir la sécurité alimentaire de leurs familles.