Transfert Ibrahima Ba : pourquoi le deal strasbourgeois a explosé
Le transfert du défenseur sénégalais Ibrahima Ba vers le RC Strasbourg a tourné au fiasco, laissant les observateurs pantois. Un accord à 20 millions d’euros semblait acté, mais l’opération a capoté dans des circonstances troubles.

Un échec médical ou une stratégie de contournement ?
Strasbourg tablait sur l’arrivée d’Ibrahima Ba, jeune star sénégalaise de 21 ans, pour consolider sa défense sous la direction de Hugo Oliveira. Le club alsacien avait même devancé le Benfica Lisbonne, prêt à débourser une somme record de 20 millions d’euros. Pourtant, le jour même des examens médicaux, le transfert a été annulé. La version officielle évoque un problème de santé, mais cette explication ne convainc pas son entourage.
L’agent du joueur a réagi avec virulence, dénonçant une manœuvre déguisée. Selon lui, les tests ont été concluants, et le Sénégalais était prêt à parapher son contrat. Le blocage serait venu d’une autre source : une remise en cause brutale des conditions financières initialement promises.
Un contrat au rabais scellé par des promesses non tenues
L’agent révèle que le club a tenté de réduire le salaire annuel du joueur de 33 %, une décision qualifiée de « coup bas ». « Le meilleur ne se négocie pas à prix bradé », a-t-il clamé, accusant Strasbourg de duplicité. Les échanges tendus entre les parties ont dégénéré, poussant l’entourage à refuser catégoriquement cette proposition.
Le représentant du défenseur indique que toutes les étapes étaient validées, y compris la préparation des photos officielles. Ce n’est qu’après le refus de signer le nouveau contrat que les dirigeants strasbourgeois auraient invoqué des « soucis médicaux » pour justifier l’échec. Une manoeuvre perçue comme une tentative de masquer une réalité financière peu reluisante.
L’agent va plus loin en pointant du doigt les contraintes du Fair-Play Financier. Il suggère que Strasbourg, sous pression réglementaire, aurait préféré saborder le transfert plutôt que de risquer une sanction. « Si le fair-play vous étouffe, ce n’est pas au joueur d’en payer le prix », a-t-il lancé, mettant en lumière les tensions entre ambition sportive et rigueur comptable.
Ce clash médiatique entache sérieusement l’image du club alsacien, déjà sous le feu des projecteurs pour ses choix controversés.