Victoire du psg : des troubles en série après les célébrations
Victoire du psg : des troubles en série après les célébrations
Les festivités liées à la victoire parisienne en Ligue des champions ont dégénéré en émeutes dans plusieurs villes. Bilan : un mort, des dizaines de blessés et des centaines d’interpellations.
Ce reportage reprend les images et témoignages des événements survenus lors de cette soirée.
Dès le coup de sifflet final, l’ambiance festive a basculé. À Paris, les Champs-Élysées sont devenus le théâtre d’affrontements entre groupes de jeunes et forces de l’ordre. Une dizaine d’individus ont vandalisé un abribus avant d’être dispersés par les policiers. Non loin de là, porte de Saint-Cloud, des projectiles artisanels ont visé les agents, contraints de riposter avec des gaz lacrymogènes. Les premières interpellations ont rapidement suivi.
Plus tard dans la soirée, des scènes de violence ont persisté. Des vélos en libre-service ont été incendiés, tandis que des affrontements directs opposaient des manifestants aux forces de l’ordre sur l’avenue emblématique. Le périphérique parisien, lui aussi, a été le théâtre de violences : des deux-roues circulaient à contresens, bloquant la circulation. Un motard de 24 ans a trouvé la mort après avoir percuté un blocage routier. Un autre incident, tout aussi grave, a impliqué un jeune de 17 ans, grièvement blessé par arme blanche et actuellement dans le coma.
des dégâts matériels et des blessés du côté des forces de l’ordre
Au petit matin, le ministre de l’Intérieur a dressé un premier bilan : 57 policiers et gendarmes blessés sur l’ensemble du territoire. « Une augmentation significative des jets de projectiles et des tirs de mortiers a été observée lors des interventions. Ces chiffres seront confirmés ultérieurement, mais la tendance est inquiétante », a-t-il déclaré. Des images, tournées dans le 8e arrondissement de Paris, montrent un individu tirant en rafale des mortiers artisanels en direction des forces de l’ordre.
Les incidents ne se sont pas limités à la capitale. Plusieurs villes de province ont également connu des débordements. À Grenoble, des commerces ont été vandalisés. Selon les autorités, 780 personnes ont été interpellées dans la nuit du 30 au 31 mai, dont 457 toujours en garde à vue.
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