Accord d’extradition Maroc-jordanie une avancée majeure pour la justice régionale
accord d’extradition Maroc-jordanie une avancée majeure pour la justice régionale
Le Maroc et la Jordanie ont officialisé, ce vendredi 28 août 2026 à Rabat, un accord historique d’extradition visant à renforcer leur coopération judiciaire et à harmoniser leurs dispositifs légaux.
Le document a été paraphé par Abdellatif Ouahbi, ministre marocain de la Justice, et Bassam Samir Al-Talhouni, son homologue jordanien, lors d’une réunion axée sur l’approfondissement des liens institutionnels entre les deux nations.
Les discussions ont mis en lumière l’importance stratégique de mutualiser les savoir-faire juridiques et d’instaurer des protocoles communs pour traiter les dossiers transfrontaliers.
Un outil juridique pour faciliter les procédures judiciaires
Cet accord d’extradition s’inscrit dans une logique de formalisation des échanges entre Rabat et Amman. Il définit les modalités de transfert des individus recherchés par la justice ou condamnés, en conformité avec les lois internes et les engagements internationaux de chaque État.
Son objectif principal ? Structurer les demandes d’extradition et accélérer les collaborations entre les autorités judiciaires des deux pays, notamment pour les affaires requérant une intervention conjointe.
Pour le ministre marocain de la Justice, cette signature marque une étape décisive dans l’évolution des relations bilatérales. Il y voit l’aboutissement d’une démarche visant à consolider les cadres juridiques et à renforcer l’efficacité des institutions judiciaires.
Abdellatif Ouahbi a également insisté sur l’impact positif de cet accord pour la fluidité des procédures et la confiance mutuelle entre les systèmes judiciaires marocain et jordanien.
Son homologue jordanien, Bassam Samir Chahada Al-Talhouni, a salué cette initiative comme un pilier supplémentaire dans l’édifice des relations entre la Jordanie et le Maroc. Il a évoqué les liens fraternels unissant les deux pays et souligné la nécessité de pérenniser les échanges d’expertises pour répondre aux défis communs.
Cette signature s’inscrit dans une dynamique plus large, celle d’un renforcement continu de la coopération judiciaire entre les deux États, avec pour ambition de renforcer la sécurité juridique et l’État de droit.