19 juin 2026

Africa Solidaire

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Gabon : une mission onusienne pour évaluer la transparence et le recouvrement des avoirs

Du 29 juin au 1er juillet 2026, Libreville accueille une mission internationale d’évaluation dans le cadre du deuxième cycle d’examen de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC). Les experts de l’ONU, du Tchad et de la Libye se penchent sur les progrès du Gabon en matière de prévention de la corruption et de recouvrement des avoirs illicites.

Après plusieurs années de réformes institutionnelles et de renforcement des contrôles, le Gabon franchit une nouvelle étape dans son engagement contre la corruption. La Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) a annoncé la tenue, à l’Hôtel Boulevard de Libreville, de la phase dite de « visite-pays » du deuxième cycle du mécanisme d’examen de la CNUCC.

Cette mission réunit des experts de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), du Tchad et de la Libye, chargés d’évaluer la mise en œuvre des mesures préventives et du recouvrement des avoirs.

Une évaluation aux enjeux stratégiques

Le Gabon, adhérent à la CNUCC depuis le 1er octobre 2007, participe activement à ce mécanisme d’examen. Après un premier cycle consacré aux infractions et à la coopération internationale, le second cycle porte sur la prévention de la corruption et la récupération des biens issus d’activités illicites. Les examinateurs passeront au crible les dispositifs nationaux : transparence de la gestion publique, marchés publics, déclarations de patrimoine, participation de la société civile, lutte contre le blanchiment d’argent, saisie et restitution des avoirs détournés.

Plusieurs institutions mobilisées

Pour cette évaluation, tous les ministères, le Parlement, la Cour des comptes, le Contrôle général d’État, l’ANIF, les Douanes, l’ARMP, les autorités judiciaires, les forces de sécurité, les organisations patronales et la société civile participent aux sessions de travail. La coordination nationale est assurée par la CNLCEI via son point focal auprès de l’ONUDC, Séraphin Ondoumba. Selon la Commission, cette mission permet de mettre en lumière les avancées tout en identifiant les améliorations nécessaires pour renforcer la gouvernance et la transparence.

Un test pour la gouvernance de la Ve République

Au-delà de l’aspect technique, cette évaluation survient dans un contexte où bonne gouvernance, transparence des finances publiques et lutte contre l’enrichissement illicite sont au cœur des attentes citoyennes. Les conclusions serviront de feuille de route pour les prochaines réformes et permettront au Gabon de bénéficier d’un accompagnement technique et d’un partage d’expériences avec les autres États parties. Libreville entend ainsi démontrer sa volonté de consolider la redevabilité, la transparence et la gestion rigoureuse des ressources publiques, des exigences clés pour la confiance des citoyens, des partenaires internationaux et des investisseurs.

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