Révision de la constitution au Bénin : ce qui change vraiment pour le pays
Le 1er novembre, le Bénin a franchi une étape politique majeure avec l’adoption, en urgence, d’une nouvelle mouture de sa loi fondamentale. Cette réforme introduit notamment un binôme exécutif inédit : le « ticket présidentiel ». Désormais, le chef de l’État sera élu simultanément avec un vice-président, au suffrage universel direct, nécessitant une majorité absolue au terme d’un scrutin pouvant comporter deux tours.
Outre ces ajustements politiques, le texte constitutionnel intègre des avancées sociétales et institutionnelles significatives. La peine de mort est officiellement abolie, tandis qu’une Cour des comptes voit le jour pour renforcer la transparence financière. Par ailleurs, la nouvelle Constitution instaure le principe de discrimination positive afin de favoriser une meilleure représentativité des femmes lors des joutes électorales.
Le volet législatif subit également des transformations. Les parlementaires voient désormais leur nombre de mandats plafonné à trois au maximum. Une disposition nouvelle permet également aux députés ayant cédé leur siège à un suppléant de reprendre leurs fonctions dans l’hémicycle sous certaines conditions.
Concernant la magistrature suprême, la règle de limitation des mandats, pilier de la Constitution de 1990, est verrouillée davantage. Le texte stipule désormais de façon formelle qu’aucun citoyen ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels au total durant son existence, mettant fin à toute interprétation sur le caractère consécutif ou non de ces mandats.
2026, l’année du triple scrutin au Bénin
Ces modifications structurelles préparent le terrain pour les échéances futures, avec en ligne de mire l’année 2026, qui s’annonce comme un tournant électoral décisif pour la démocratie au Bénin.