21 mai 2026

Africa Solidaire

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Tchad : libération provisoire de me Bidi Valentin et Bombay Kelo pour raisons médicales

Tchad : deux figures de l’ex-GCAP libérées provisoirement pour problèmes de santé

Dans une décision rendue publique, Me Bidi Valentin et Bombay Kelo, membres de l’ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), ont recouvré leur liberté de manière temporaire. Condamnés à huit ans d’emprisonnement ferme, leur mise en liberté provisoire intervient en raison de leur état de santé dégradé.

Une libération motivée par des raisons médicales

Me Adoum Moussa, avocat au sein du collectif défendant les intérêts des membres de l’ex-GCAP, a confirmé l’information. Selon ses déclarations, les deux hommes, âgés et affectés par plusieurs pathologies, ont bénéficié d’une mesure exceptionnelle.

« Leur libération provisoire a été ordonnée par le parquet de N’Djamena en raison de leurs problèmes de santé persistants. Il ne s’agit cependant pas d’une décision définitive », a-t-il précisé lors d’une intervention publique.

D’autres détenus malades pourraient suivre

Le collectif d’avocats ne compte pas s’arrêter là. Des démarches sont actuellement engagées pour évaluer la situation d’autres condamnés souffrant de troubles de santé. L’objectif ? Obtenir leur libération provisoire au même titre que Me Bidi Valentin et Bombay Kelo.

« Nous avons lancé des procédures pour certains détenus malades. Leur libération provisoire est également envisageable si leur état le justifie », a expliqué l’avocat.

Appel formé contre la condamnation initiale

Le collectif juridique n’a pas manqué de réagir à la sentence rendue contre les responsables de l’ex-GCAP. Une procédure d’appel a été engagée afin de contester la décision de première instance.

« Le dossier a été transmis à la cour d’appel de N’Djamena pour réexamen. Nous espérons une issue plus favorable pour nos clients », a indiqué Me Adoum Moussa.

Les leaders de l’ex-GCAP avaient été condamnés le mois dernier à huit ans de prison ferme. Ils étaient poursuivis pour des chefs d’accusation incluant la rébellion, l’association de malfaiteurs et la détention illégale d’armes de guerre.

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