2 mai 2026

Financement Banque mondiale pour renforcer le capital humain au Burkina Faso

Ouagadougou — Le Gouvernement du Burkina Faso et la Banque mondiale viennent de conclure un partenariat stratégique à hauteur de 100,4 millions de dollars. Ce financement additionnel vise à renforcer le Projet de protection du capital humain, particulièrement axé sur la pérennisation des services sociaux essentiels pour les populations les plus fragilisées.

Un renforcement des services sociaux clés

Cette enveloppe financière permettra de pérenniser plusieurs dispositifs cruciaux. Parmi eux, la gratuité des soins pour les femmes et les enfants, la vaccination systématique, l’organisation des examens nationaux et l’accompagnement des enseignants. Ces mesures sont indispensables pour préserver le capital humain et offrir à chacun un accès équitable aux soins et à l’éducation.

Des résultats encourageants depuis 2024

Depuis son lancement en septembre 2024, le projet a déjà démontré son efficacité. Dans le domaine de la santé, il a facilité plus de 16 millions de consultations gratuites pour les femmes et les enfants de moins de cinq ans, ainsi que la vaccination de 1,13 million d’enfants. Par ailleurs, le taux de remboursement des dépenses liées à la gratuité des soins a progressé, passant de 75 % en 2023 à 82 % fin 2024.

Côté éducation, le projet a permis d’organiser neuf examens nationaux avec un taux de participation de 98 %, de certifier 99,8 % des enseignants et de distribuer 69 000 kits pédagogiques aux écoles.

Un impact renforcé par la crise sécuritaire

Ce financement additionnel arrive à un moment crucial. En effet, les secteurs de l’éducation et de la santé au Burkina Faso subissent les conséquences de l’instabilité sécuritaire. Grâce à cette contribution, les populations, y compris les personnes déplacées internes, pourront continuer à accéder aux services sociaux de base, essentiels à leur survie et à leur épanouissement.

Une stratégie alignée sur les objectifs régionaux

Le Projet de protection du capital humain, financé par l’Association internationale de développement (IDA), s’inscrit dans une dynamique plus large. Il s’aligne sur la stratégie régionale de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (2021–2025), qui vise à renforcer les institutions publiques pour une meilleure prestation des services.

Ce projet est également en phase avec le Cadre de partenariat-pays du Burkina Faso, garantissant une cohérence avec les priorités nationales en matière de développement humain et social.

Déclarations clés des acteurs

« Le capital humain est un pilier incontournable du développement. Ce financement additionnel va amplifier les efforts du Gouvernement pour protéger et valoriser ce capital, indispensable à la croissance économique et au progrès social du Burkina Faso », a souligné Hamoud Abdel Wedoud Kamil, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso.

« Ce soutien financier est vital pour consolider les acquis dans les secteurs de l’éducation et de la santé, durement touchés par la crise sécuritaire. Il assurera aux populations, y compris aux déplacés internes, un accès continu aux services sociaux de base », ont déclaré Ousmane Deme, spécialiste principal du secteur public, et Daniel Pajank, économiste senior, responsables du projet à la Banque mondiale.

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