26 juin 2026

Africa Solidaire

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Gabon : les réseaux sociaux bientôt sous contrôle avec un représentant local obligatoire

Le Gabon veut imposer sa loi aux géants du numérique. Un projet de loi examiné au Sénat, à Libreville, prévoit d’obliger les plateformes comme TikTok, Facebook ou X à désigner un représentant légal résidant au Gabon. L’objectif est de combler un vide juridique et de renforcer la souveraineté numérique du pays.

Jusqu’à présent, ces entreprises opéraient sans interlocuteur officiel sur place, ce qui compliquait les échanges sur les demandes judiciaires, la modération de contenu ou la cybersécurité. En exigeant un mandataire local, le gouvernement gabonais souhaite rééquilibrer les rapports de force, s’inspirant de régulations déjà en place au Brésil ou dans l’Union européenne.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des restrictions d’accès aux réseaux sociaux depuis février 2025, pour des raisons d’ordre public. Cependant, l’utilisation massive des VPN par les internautes gabonais a contourné ces blocages, limitant leur efficacité.

Entre sécurité et libertés

Les défenseurs du texte mettent en avant la protection des mineurs, la lutte contre les discours de haine et la désinformation. Mais la société civile craint une dérive vers la censure, menaçant la liberté d’expression, un équilibre fragile dans les transitions démocratiques africaines.

Enjeux économiques

La réaction de Meta ou ByteDance sera cruciale. Le marché gabonais, avec ses 2,5 millions d’habitants, est modeste. Une régulation trop stricte pourrait freiner les investissements technologiques en Afrique centrale. À l’inverse, un cadre équilibré renforcerait la crédibilité de Libreville sur la scène internationale.

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