Paul biya de retour au Cameroun après 74 jours d’absence
Paul Biya de retour au Cameroun après 74 jours d’absence
Le président Camerounais Paul Biya a atterri ce jeudi 20 août 2026 à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, mettant fin à une absence prolongée de 74 jours passés en Europe. Son retour survient après un séjour initialement présenté comme une « courte escapade privée » lors de son départ le 7 juin 2026 depuis Genève, en Suisse.
Âgé de 93 ans, le chef de l’État effectue ainsi son absence la plus longue en dehors du Cameroun depuis le début de son mandat. Des militants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir, s’étaient massés le long des axes routiers menant au palais présidentiel d’Etoudi pour accueillir le président à sa descente d’avion.
Une absence qui a alimenté les spéculations
Cette longue absence sans apparition publique a nourri de nombreuses rumeurs concernant l’état de santé du président. L’opposition camerounaise a plusieurs fois évoqué la possibilité d’une vacance du pouvoir, malgré l’absence de preuve officielle. Pour répondre aux inquiétudes, les médias nationaux, notamment la Cameroon Radio Television (CRTV), ont diffusé en léger différé les images du cortège présidentiel pour rassurer la population.
Un accueil organisé par le parti au pouvoir
Le retour de Paul Biya s’est déroulé dans un climat de mobilisation sans précédent. Les militants du RDPC, le parti présidentiel, se sont rassemblés en masse sur le trajet entre l’aéroport et le palais d’Etoudi. Le président a salué brièvement la foule depuis son véhicule à sa sortie du pavillon présidentiel de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.
Perspectives après ce retour
Ce retour marque un tournant dans une période marquée par des interrogations sur la gouvernance du pays. Les Camerounais attendent désormais des déclarations officielles pour éclaircir la situation et rassurer sur le maintien de la stabilité institutionnelle. La reprise des activités présidentielles sera suivie de près par la population et les observateurs politiques.